ONU 2026 : la 81e Assemblée générale s’ouvre pour le dernier automne complet de Guterres

Salle de l'Assemblée générale de l'ONU à New York avec les drapeaux des États membres

Chaque année, la même semaine de septembre rassemble à New York la quasi-totalité des chefs d’État et de gouvernement de la planète. En 2026, la 81e Assemblée générale des Nations unies a ouvert son débat général le 22 septembre, sous la présidence du diplomate bangladais Khalilur Rahman, ministre des Affaires étrangères de son pays et présent dans le système onusien depuis plus de trente ans. Le thème retenu, « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations unies au service de tous », résume à lui seul l’état d’esprit d’une institution qui cherche à se réinventer face à la multiplication des crises.

Cette session a une particularité : c’est la dernière session complète du mandat d’António Guterres. Le Secrétaire général portugais, en poste depuis dix ans, quittera ses fonctions le 31 décembre 2026 ; son successeur prendra le relais le 1er janvier 2027. La semaine de haut niveau prend donc, cette année, des allures de bilan autant que de programme.

Un agenda resserré sur cinq grands rendez-vous

Au-delà du débat général, qui se tient du 22 au 28 septembre et voit chaque délégation prendre la parole devant l’Assemblée, plusieurs réunions thématiques rythment la semaine :

  • Un bilan à cinq ans de l’échéance des objectifs de développement durable fixés en 2015 ;
  • Une réunion sur l’action climatique, consacrée à la transition vers les énergies renouvelables et à leur financement dans les pays en développement ;
  • Une session dédiée à l’élévation du niveau des mers et au soutien aux États insulaires les plus exposés ;
  • Un point sur les leçons tirées de la pandémie de Covid-19 en matière d’équité vaccinale ;
  • Une réunion de haut niveau sur le désarmement nucléaire, l’une des priorités historiques de l’Organisation.

Deux anniversaires marquants s’invitent également au calendrier : celui de la déclaration sur le droit au développement, adoptée en 1986, et celui de la conférence de Durban contre le racisme, qui fête ses 25 ans.

Pourquoi cette semaine pèse plus que d’habitude

Ce rendez-vous fait partie des grands repères que suit régulièrement notre rubrique actualité internationale. La semaine de haut niveau se tient dans un contexte de pression persistante sur le multilatéralisme : conflits non résolus, tensions géopolitiques et crises humanitaires simultanées compliquent la recherche de consensus entre 193 États membres. C’est dans ce climat que l’Organisation cherche à démontrer son utilité, au moment même où plusieurs grandes puissances multiplient les initiatives bilatérales en marge de l’enceinte onusienne — à l’image de la visite d’État qui a récemment scellé 70 ans de relations diplomatiques entre la Chine et l’Égypte.

Le passage de témoin à la tête du Secrétariat général, prévu pour le 1er janvier 2027, ajoute un enjeu supplémentaire : les capitales profitent de cette semaine pour positionner leurs candidats et leurs priorités avant l’ouverture formelle de la course à la succession. Un climat que l’on retrouvait déjà, sur un autre dossier multilatéral, lors du récent bilan de la décennie internationale des sciences pour le développement durable présenté à l’UNESCO.

Des dossiers concrets derrière les discours

Derrière le protocole, plusieurs chantiers ont un impact direct et chiffrable. Le bilan des objectifs de développement durable intervient alors que l’aide publique au développement stagne dans plusieurs pays donateurs, tandis que les envois de fonds de la diaspora vers les pays à revenu faible ou intermédiaire ont atteint un record mondial, dépassant désormais l’aide au développement classique comme source de financement. La réunion sur le climat, de son côté, doit acter que le développement des énergies renouvelables doit plus que doubler d’ici 2030 pour tenir les engagements pris à l’échelle internationale — un enjeu que notre rubrique écologie et climat suit de près, tout comme les dossiers de finance et économie.

Questions fréquentes

Qui préside la 81e Assemblée générale des Nations unies ?

Le diplomate bangladais Khalilur Rahman, ministre des Affaires étrangères du Bangladesh, élu à cette fonction le 2 juin 2026.

Pourquoi cette session est-elle particulière pour António Guterres ?

Parce qu’il s’agit de la dernière session complète de son mandat de Secrétaire général, qui s’achève le 31 décembre 2026 après dix ans à la tête de l’Organisation.

Quels sont les principaux thèmes abordés lors de cette semaine de haut niveau ?

Le bilan des objectifs de développement durable, l’action climatique, l’élévation du niveau des mers, les leçons de la pandémie de Covid-19 et le désarmement nucléaire.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Signature éditoriale de la rédaction de agnet.org — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.

Vous avez manqué :

Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle