Robotaxis à Londres : Uber et Wayve lancent leur défi à Waymo
Londres a vu circuler cette semaine ses premiers robotaxis ouverts au public. Le service, lancé conjointement par Uber et la start-up britannique d’intelligence artificielle Wayve, marque une première pour la capitale britannique et relance la course mondiale aux véhicules autonomes, face à l’américain Waymo et au chinois Baidu.
Un déploiement prudent, encore supervisé
Le service démarre à petite échelle : une quinzaine de véhicules électriques Ford Mustang Mach-E, équipés de la technologie de conduite autonome de Wayve, circulent désormais dans les rues animées de Londres. Contrairement à certains services déjà lancés aux États-Unis ou en Chine, un conducteur de sécurité reste au volant : il peut reprendre la main ou actionner les freins en cas de besoin. L’exploitation totalement sans chauffeur, elle, reste suspendue à l’autorisation des régulateurs britanniques.
Waymo et Baidu à l’affût
Waymo, filiale d’Alphabet et pionnier américain du secteur, cartographie Londres depuis plusieurs mois avec des véhicules accompagnés d’un opérateur humain, mais l’entreprise a indiqué vouloir attendre l’autorisation complète avant de lancer un service commercial sans personne au volant. Le chinois Baidu observe également ce marché de près. Cette prudence collective illustre un contraste net avec la course aux infrastructures d’intelligence artificielle que mène actuellement l’Europe, où les investissements technologiques s’accélèrent mais où la régulation des usages reste, elle, prudente et progressive.
Un cadre réglementaire encore en construction
Le gouvernement britannique avait laissé espérer, au début de l’année, une arrivée de taxis totalement autonomes à Londres dès la fin 2026. Cet objectif paraît désormais difficile à tenir : le ministère des Transports travaille à un cadre réglementaire complet, mais vise plutôt une entrée en vigueur en 2027, sans date précise à ce stade. Cette approche par étapes tranche avec celle des États-Unis et de la Chine, où des flottes entièrement sans chauffeur opèrent déjà commercialement dans plusieurs grandes villes.
Pourquoi cela dépasse le seul secteur des transports
Au-delà de la mobilité urbaine, ce lancement teste la capacité du Royaume-Uni à accueillir une innovation technologique majeure sans sacrifier la sécurité des usagers. Le choix de véhicules électriques comme la Ford Mustang Mach-E, dont les entreprises vantent déjà les avantages économiques, illustre aussi comment mobilité autonome et transition électrique avancent désormais de pair. Pour Londres, l’enjeu est aussi diplomatique et économique : attirer ou non les investissements des géants technologiques mondiaux, dans un contexte où d’autres capitales, à l’image des récentes visites d’État scellant des partenariats économiques et technologiques internationaux, misent sur ces alliances pour peser dans la compétition mondiale de l’innovation.
Questions fréquentes
Peut-on déjà monter dans un robotaxi sans chauffeur à Londres ?
Non : un conducteur de sécurité reste présent dans chaque véhicule pour l’instant. L’exploitation totalement sans chauffeur nécessite une autorisation réglementaire que le Royaume-Uni n’a pas encore délivrée.
Qui exploite ce nouveau service de robotaxis ?
Il s’agit d’un partenariat entre Uber et Wayve, une entreprise britannique spécialisée dans l’intelligence artificielle appliquée à la conduite autonome, avec une flotte initiale de véhicules électriques Ford Mustang Mach-E.
Pourquoi le Royaume-Uni est-il plus prudent que les États-Unis ou la Chine ?
Le cadre réglementaire britannique impose encore la présence d’un conducteur de sécurité et vise une autorisation complète des véhicules sans chauffeur autour de 2027, alors que des services entièrement autonomes opèrent déjà commercialement outre-Atlantique et en Chine.
Sources
- Bloomberg — Uber, Wayve Launch Robotaxi Service in London to Compete With Waymo
- TechXplore (AP) — Robotaxi service debuts on London’s busy streets
- Infomédiaire — Londres lance ses premiers robotaxis avec Uber et Wayve
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



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