Chanel prend la coprésidence du Fashion Pact : le luxe accélère sur le climat
Le Fashion Pact, la coalition climat de l’industrie de la mode, a confié sa coprésidence à Bruno Pavlovsky, président de la mode chez Chanel, à compter du 13 octobre 2026. Cette nomination intervient quelques jours seulement après son départ du conseil d’administration de Chanel Limited, tout en conservant ses fonctions de président de Chanel SAS. Elle marque surtout un tournant : le très haut de gamme s’organise collectivement sur le climat au moment même où la France serre la vis sur la mode ultra-express.
Un comité élargi autour de Chanel et d’Inditex
Bruno Pavlovsky siège désormais au comité de pilotage du Fashion Pact aux côtés d’Óscar García Maceiras, directeur général d’Inditex (groupe propriétaire de Zara), et de Paul Polman, cofondateur de l’initiative. Le comité exécutif s’élargit lui aussi, avec l’arrivée de dirigeants de grands groupes de mode comme Gildo Zegna. L’objectif affiché par Chanel pour cette nouvelle phase : concentrer les efforts sur l’action concrète et l’impact environnemental mesurable dans les chaînes d’approvisionnement des maisons membres, plutôt que sur de nouveaux engagements déclaratifs.
Pourquoi cette nomination tombe à un moment charnière
Le Fashion Pact, lancé en 2019 à l’initiative de François-Henri Pinault pour le G7, réunit déjà plusieurs dizaines de groupes de mode et de textile engagés sur le climat, la biodiversité et les océans. Mais son influence reste volontaire : aucune contrainte légale ne pèse sur ses signataires. À l’inverse, la loi du 8 juillet 2026 contre la mode ultra-express impose depuis le 1er septembre 2026 une pénalité pouvant atteindre 50 % du prix de vente aux plateformes concernées, avant une interdiction totale de leur publicité à partir de janvier 2027. D’un côté, une autorégulation choisie par le luxe ; de l’autre, une sanction imposée par la loi aux acteurs de l’ultra fast-fashion. Ce contraste illustre deux vitesses d’un même secteur, déjà fragilisé en France comme le montre la difficulté de l’industrie hexagonale à retrouver son niveau d’avant-crise.
Ce que cela change concrètement pour le secteur
- Les maisons de luxe membres du Fashion Pact doivent désormais rendre compte d’indicateurs d’impact mesurables, et non plus seulement d’engagements de principe.
- La coordination entre grands groupes (Chanel, Inditex, Zegna) renforce la pression sur leurs fournisseurs communs pour aligner les pratiques environnementales.
- Le calendrier de la Fashion Week de Paris, qui a réuni cette année Miu Miu, Valentino et Jean Paul Gaultier, se déroule désormais sous une pression climatique de plus en plus visible, y compris côté luxe.
- Les acteurs de l’ultra fast-fashion, eux, n’ont pas cette option : la loi française les contraint quelle que soit leur volonté d’adhérer à une démarche volontaire.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le Fashion Pact ?
C’est une coalition volontaire de dirigeants de l’industrie de la mode et du textile, lancée en 2019, qui fixe des engagements communs sur le climat, la biodiversité et les océans.
Bruno Pavlovsky dirige-t-il toujours Chanel ?
Oui. Il a quitté le conseil d’administration de Chanel Limited mais conserve ses fonctions de président de la mode et président de Chanel SAS.
La loi anti-fast-fashion s’applique-t-elle aussi au luxe ?
Non, elle cible spécifiquement les critères de l’ultra fast-fashion (nombre de références, incitation faible à la réparation). Le luxe n’y est pas soumis mais s’organise par ailleurs via des initiatives volontaires comme le Fashion Pact.
Sources
- WWD — Chanel’s Bruno Pavlovsky Named Co-Chair of The Fashion Pact
- FashionNetwork France — Le Fashion Pact hisse Bruno Pavlovsky à sa coprésidence
- Cabinet Gossement Avocats — Décryptage de la loi n°2026-602 sur la mode ultra-express
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



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