Mode de seconde main en France : un marché à 12 milliards d’euros en 2026
Le vide-dressing n’est plus un geste marginal : c’est devenu le réflexe d’achat d’un nombre croissant de Français. Le marché français de la mode de seconde main a atteint 12 milliards d’euros en 2026, contre 5,5 milliards en 2020 — plus du double en six ans. Une progression portée autant par la pression sur le pouvoir d’achat que par une prise de conscience environnementale désormais installée dans les habitudes de consommation.
Vinted, premier vendeur de vêtements en France par le volume
Signe le plus visible de cette bascule : la plateforme Vinted serait devenue ce printemps le premier vendeur de vêtements en France en volume, toutes enseignes confondues. Son bénéfice net aurait progressé de plus de 330 % entre 2023 et 2024, selon les données reprises par la presse économique internationale. Un basculement d’autant plus notable qu’il intervient sur un marché de l’habillement globalement sous tension, la confiance des consommateurs restant fragile.
Pourquoi les Français se tournent vers l’occasion
Une étude de l’Institut Français de la Mode citée par plusieurs médias spécialisés indique que 28 % des personnes ayant commencé à acheter d’occasion trouvent désormais les produits neufs excessivement chers, au point de privilégier systématiquement la seconde main. Ce basculement budgétaire se double d’un argument écologique : réduire la production de vêtements neufs limite l’empreinte carbone et la consommation de ressources du secteur textile, l’un des plus polluants au monde. Ces deux moteurs — pouvoir d’achat et environnement — se renforcent mutuellement plutôt qu’ils ne s’opposent.
Un secteur du neuf sous pression
Cette dynamique de la seconde main intervient alors que le marché du vêtement neuf traverse une passe difficile. Selon le rapport sectoriel The State of Fashion 2026, 46 % des dirigeants du secteur textile-habillement anticipent une détérioration de la situation, et près de huit sur dix citent la confiance des consommateurs comme un risque majeur pour l’année. Dans ce contexte tendu, l’occasion apparaît comme une valeur refuge à la fois pour les ménages qui arbitrent leur budget et pour les enseignes qui cherchent de nouveaux relais de croissance.
Les grandes enseignes veulent leur part du gâteau
Face à ce basculement, les marques traditionnelles ne restent pas spectatrices : Zara, H&M ou encore Levi’s cherchent désormais à capter une part du marché mondial de la revente, estimé à plusieurs centaines de milliards de dollars, en développant leurs propres corners ou plateformes de seconde main intégrées. Une manière de ne pas laisser tout le terrain aux plateformes spécialisées, tout en répondant à une demande de consommation responsable que leurs propres clients réclament de plus en plus.
Ce mouvement s’inscrit dans un contexte réglementaire qui pousse dans le même sens : la loi anti fast-fashion française, promulguée début juillet 2026, vise justement à freiner les modèles de production et de consommation express les plus polluants. Pour suivre les évolutions de la consommation et des prix, direction notre rubrique conso et shopping ; les enjeux environnementaux du secteur sont à retrouver dans écologie et climat, et les stratégies des enseignes dans business et entreprise.
Questions fréquentes
Le marché de la seconde main mode va-t-il continuer à croître ?
Les projections du secteur tablent sur une poursuite de la croissance, portée par la pression sur le budget des ménages et l’essor des plateformes spécialisées, même si le rythme exact dépendra de la conjoncture économique.
Pourquoi Vinted domine-t-il ce marché en France ?
La plateforme combine une audience très large, une expérience d’achat simple entre particuliers et une croissance rapide de sa rentabilité, ce qui lui a permis de devancer les enseignes traditionnelles en volume de vêtements vendus.
Les grandes marques vendent-elles vraiment de la seconde main ?
Oui, plusieurs enseignes internationales développent des espaces ou plateformes dédiés à la revente de leurs propres produits, une façon de répondre à la demande tout en gardant un lien avec leurs clients.
Sources
- Fortune — Fashion brands like Zara, H&M and Levi’s want a bigger piece of the resale market
- Enetbase — Seconde main mode : le marché atteint 12 milliards d’euros en 2026
- Business of Fashion — Fashion brands are missing out on the resale opportunity
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



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